Le marché de la construction de logements neufs s’oriente à marche forcée vers la très haute performance énergétique dans le sillage du Grenelle de l’environnement. Dès 2010, la construction neuve devra respecter la norme de BBC (Bâtiment Basse Consommation) établie à 50 kWh/m2/an. En 2020, elle devra être à énergie positive.

Le problème est tout autre en ce qui concerne le parc des bâtiments anciens. Il est primordial d’agir sur cet immense parc de 30 millions de logements construit le plus souvent avant tout règlementation et qui surconsomme de l’énergie. Hors aucune assistance financière et juridique suffisante n’est pour l’instant mise en œuvre pour que les acteurs concernés puissent agir efficacement et réduire de manière conséquente les dépenses énergétiques. Le texte du projet de loi du Grenelle 1 donne un sentiment de partiellement inachevé tant il élude le problème du financement des rénovations énergétique du bâti existant (on parle dorénavant de Grenelle 2 et de Grenelle 3). Le sujet reste très controversé, et loin de faire l’unanimité dans les rangs des représentants des différents collèges. Le projet de loi actuel du Grenelle se contente de mesures d’annonce et de reporter toute mesure concrète, chiffrée à un Grenelle 2.  On annonce dans l’existant pour les bâtiments collectifs : - Pour les bâtiments publics > un appel au Partenariat Public Privé… - Pour les HLM > des taux privilégiés (ce qui est déjà le cas avec la CDC) et des subventions pouvant atteindre 20% du montant des travaux… - Pour le parc privé > locataires et propriétaires se partageront le montant des investissements…Pour les logements et pavillons individuels, tout sera axé sur un crédit d’impôt élargi pour les travaux de performance énergétique. Avenir Investir estime qu’il est crucial de développer d’un label « Bâtiment Basse Consommation Rénovation » pour l’existant comme sur le modèle du neuf. Avenir Investir juge nécessaire que l’Etat montre l’exemple. Il juge aussi nécessaire d’implique et de responsabiliser plus les acteurs privés (notamment les investisseurs). On ne peut faire peser sur les deniers de la seule collectivité publique le financement des rénovations énergétiques. Il y a des opportunités à saisir, notamment par le biais du Tiers Investissement. Et s’il est évident que la sphère privée devra formaliser une solution, il est souhaitable que la loi ne soit pas trop contraignante, mais plus incitative. 

Avenir Investir travail dans cette voie pour créer une solution de financement innovante ou tous les acteurs seront bénéficiaires aux meilleurs conditions.

Posted by admin, filed under Financement. Date: mai 21, 2008, 12:22 |

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