L’isolation dynamique, dont l’appellation prend parfois de curieuses tournures – pariétodynamique ou paroi active – est pourtant un principe simple et ancien. Délaissé ces dernières décennies, il retrouve actuellement ses lettres de noblesse dans le bâtiment et se complexifie avec la recherche de performance énergétique de plus en plus poussées.
Les déperditions thermiques par conduction dans les isolants étant inévitables, l’isolation dynamique cherche à faire fonctionner la paroi comme un échangeur de chaleur. En prélevant de l’air (extérieur ou non) qui circule alors à travers la paroi, les calories en présence sont récupérées et préchauffent l’air.

Un pionnier : le mur trombe. L’une des premières et plus célèbres applications du procédé n’est autre que le célèbre mur Trombe-Michel datant de 1962.

Les systèmes d’isolation dynamique : l’isolation pariétodynamique. Elle consiste à préchauffer l’air de renouvellement entre deux murs, ou en inversant le flux d’air, à réchauffer le mur en utilisant la chaleur de l’air extrait.

Isolation mur pariétodynamique, conception environnementale HQE, énergie positive

Fonctionnement d’un mur pariétodynamique.

Une application directe de ce principe est la fenêtre pariétodynamique, qui permet de préchauffer l’air intérieur, tout en annulant l’inconfort généré par une paroi froide et une entrée d’air froid.
Deux variantes de l’isolation pariétodynamique sont à noter :
- L’isolation perméodynamique : de l’air rentre en partie basse du mur extérieur, et se chauffe en traversant un matériau poreux.
- L’isolation thermodynamique : c’est une isolation perméodynamique dont le circuit d’air fonctionne en circuit fermé, et alimente une pompe à chaleur en calories. Celle-ci permet d’augmenter les performances globales du système.

La Façades Double Peau : CF article Blog du 29 avril.

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Bâtiment passif, énergie positive. Date: juillet 22, 2011, 11:55 | No Comments »