Une façade double peau, FDP pour les intimes, peut avoir de nombreuses fonctions : protections contres les intempéries, isolation phonique et thermique, protection solaire et visuelle, apport de lumière naturelle, intérêt architectural, réduction du besoin en climatisation… et s’adapte bien à la rénovation et à des démarches de conception environnementale HQE.
Elle peut être définie comme une façade traditionnelle, doublée à l’extérieur par une paroi le plus souvent essentiellement vitrée. L’espace créé entre ces deux parois peut varier de quelques dizaines de centimètres à plusieurs mètres. Cet espace tampon permet entre autre d’atténuer les variations de températures extérieures, de mettre en place une ventilation et même de préchauffer l’air : on retrouve alors un procédé pariétodynamique (prochain article à paraître sur le blog).

Les façades double-peau sont classées selon trois critères :

Facade Double Peau - bioclimatique HQE - corridor_shaft-box_multi-étages - Avenir Investir

i  - Le mode de ventilation : l’air peut circuler de différentes manières entre l’extérieur et l’intérieur afin d’être préchauffé ou pas.
ii  - Le type de ventilation : naturelle, mécanique ou hybride (la ventilation mécanique est enclenchée lorsque le débit de la ventilation naturelle est insuffisant).
iii  - Le type de compartimentage (CF schéma si-dessus) : l’espace peut être divisé par étage (type corridor), ou alors par étage mais avec des conduits verticaux reliant les étages pour améliorer le tirage thermique (type shaft-box), ou sans compartimentage et le tirage thermique se fait dans la totalité de la cavité (type multi-étages).

Facade Double Peau - bioclimatique HQE - illustration - Avenir Investir

Posted by admin, filed under L'actualité Avenir Investir. Date: avril 29, 2011, 3:26 | No Comments »

L’aérogel, inventé en 1931 par un chimiste américain, Steven Kistler, connaît ces dernières années un regain d’intérêt. Ses très bonnes performances thermiques et sa transparence permettent en effet de nombreuses applications dans le bâtiment.

Avec une conductivité d’environ 0,012 w/m.K, il est de 3 à 4 fois plus isolant qu’une laine minérale classique (et non pas 40 fois comme on peut le lire partout sur internet !).
Il pourrait être particulièrement utilisé pour isoler des vitrages et ainsi permettre d’optimiser l’éclairage naturel sans trop favoriser les déperditions. Des industriels proposent déjà des produits, dômes de toiture ou verrières, utilisant ce matériau aux propriétés remarquables.

Mais pour noircir le tableau, la production de ce gel - dont le liquide contenu dans ses pores a été remplacé par de l’air, qui le compose au final à 95% - est très énergivore. En cas d’utilisation importante, la prise en compte de sa fabrication sur le coût environnemental global d’un bâtiment pourrait lui être défavorable.
Dernier point noir : son prix. Vendu actuellement au alentour de 1500€/kg - bien que très léger, 1 litre de matière ne pèse que 3 grammes -, des recherches sont en cours pour le faire baisser. Un prix divisé par cinq pourrait rendre l’utilisation de ce matériau, longtemps réservé à la Nasa, beaucoup plus fréquente dans le domaine de la construction.

Aérogel et conception environnementale : éclairage naturel - isolant thermique

Posted by admin, filed under Matériaux. Date: avril 12, 2011, 3:33 | No Comments »