En Europe, les 3/4 de la population vivent en ville.

Les politiques de logement et d’urbanisme doivent de plus en plus intégrer la notion de quartier durable et aller plus loin même que le concept d’éco-quartier en insistant plus sur la question écologique par la réduction des consommations énergétiques des bâtiments, et le respect de la biodiversité.
Reprenons donc les avantages de l’éco-quartier dans chacune de ces dimensions du développement durable et en terme d’accroissement du bien-être des habitants :

> Ecologie
Bâtiments collectifs conçus selon des critères énergétiques ambitieux et suivis par notre Bureau d’Etude Thermique, Avenir Investir : tendant vers le passif (moins de 15kWhep/m²/an en chauffage) et avec si possible des matériaux de construction dont le contenu en énergie grise est maitrisé (bois, ouate de cellulose, isolants naturels, paille). Un quartier alimenté en énergie par une centrale à co-génération bois produisant localement. Transports en commun répandus, pistes cyclables. Détail intéressant, il y a plus de biodiversité dans un éco-quartier comme celui de Fribourg que dans des régions agricole au sud de Paris, du fait de l’usage intensif de pesticides, avec pourtant une présence humaine plus que limitée !

> Economie
Admettons comme hypothèse que le loyer annuel d’un logement dans un éco-quartier est sensiblement supérieur ; ce budget est largement compensé par une note énergétique réduite pour les bâtiments, et le fait que le coût annuel des transports (publics et véhicule individuel) est très sensiblement réduit. On peut dans certains cas se passer de voiture et en louer de manière occasionnelle. Selon un calcul de la Revue Durable, le gain annuel moyen pour un éco-quartier en France serait de 875€ contre 4810Fr en Suisse (gain énergétique plus marqué en Suisse pour le moment).

> Social
Mixité sociale et intergénarationnelle. Partage de ressources, y compris humaines. Facilité d’accès aux services mixtes : écoles, bureaux et commerces. Très bonne liaison au territoire : déplacement publics et temps de transport optimisé pour se rendre au travail. Activités de proximités et épanouissement associatif. Cadre de vie agréable pour l’éducation des enfants.

La France possède presque 360 000 hectares de friche urbaines, i.e. 34 fois la taille de la ville de Paris. De quoi redensifier les zones urbaines sans repousser la campagne toujours plus loin, en impactant par la sorte sur l’environnement par ce mitage catastrophique en terme de développement d’infrastructures de transports.

Eco quartier, démarche globale, Avenir Investir

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Enjeux environnementaux. Date: février 7, 2009, 1:51 | No Comments »