- Si l’on dépasse les clichés et les critères esthétiques et acoustiques ; les éoliennes ne sont de toute manière ni très bruyantes ni très belles et ce n’est pas leur but,
- Que l’on soit pour l’éolien parce qu’il représente une alternative aux modes classiques de production d’énergie et que le vent est inépuisable (la France dispose du 2ème gisement européen après le R.U.),
- Ou que l’on soit contre parce qu’il s’agit d’un mode qui s’appuie uniquement sur un tarif de rachat avantageux, qu’elles dissimulent d’autres problèmes plus complexes, ou que cela cause de nombreux désagréments à proximité d’habitation (100m de haut, perte de valeur de logements, trajectoire du soleil et des ondes hertziennes),

Trois constats d’imposent tout de même de manière irréfutable à quiconque veut se faire un avis :

1 - Si l’on regarde la géographie française du parc éolien :
>> Certaines des régions françaises sensibilisées le plus tôt aux problématiques du développement durable comptent parmis celles qui produisent le moins d’énergie éolienne : l’Aquitaine (0 MW), l’Alsace 11,75 (MW), Franche-Comté (30 MW).
>> Ensuite, on peut se demander dans quelles mesure la force et l’abondance du vent rentre en jeu : 652,80 MW produits en Bretagne, 302,50 MW en Normandie, 742,15 MW dans la région centre…

2 - Il y a 2 moyens de réduire l’impacte des bâtiments sur l’environnement en limitant les rejets de Gaz à Effets de Serre :
>> Avoir plus recours aux énergies renouvelables comme sources de productions d’énergie (solaire, éolien, hydraulique).
>> Limiter les consommations énergétiques ! L’absolue priorité n’est pas à la production d’énergie mais à son économie dans une premier temps. Dans ce sens, les EnR ne sont pas toujours appropriées !

3 - Le système de rachat par EDF est parfois ridicule. Il faudrait plus s’interroger sur des microéoliennes et un usage/stockage local de l’énergie produite, plutôt que de multiplier les pertes d’approvisionnement en réinjectant systématiquement le moindre kWh dans le réseau classique.

Le Grenelle prévoit déjà des planifications régionales et plus de concertation pour éviter des projets frauduleux de se monter, et des recours locaux de se multiplier. 2000 éoliennes ont déjà été construites, 6000 sont en projet… En attendant, l’éolien va continuer de faire débat. Les éoliennes sont utiles et nécessaires, mais des abus et des malfaçons sont malheureusement trop fréquents. Comme tout en matière énergétique (sauf en matière d’économies d’usage), les éoliennes doivent composer avec la nuance et les particularités.

> Liens :
- Fédération Environnement Durable : www.eolien.info, mouvement mettant en avant les problèmes liés aux éoliennes.
- Fédération des énergies du vent : www.planete-eolienne.fr, lobby pro élolien.
- Un site objectif sur l’état actuel des acteurs et des projets éoliens : www.suivi-eolien.com.

Eoliennes, Avenir Investir, économies d’énergie, énergies renouvelables

Posted by admin, filed under Enjeux environnementaux. Date: novembre 16, 2008, 11:01 | No Comments »

La terre cuite compte parmi les plus anciens matériaux artificiel pour la construction. Elle redevient actuellement avec les briques Monomurs un matériaux de grand intérêt pour le bioclimatique : elle permet aux constructions de devenir mieux isolées et plus saines. Très solide une fois durci, forte résistance mécanique et au gel, porosité, régulation et absorption de l’humidité… C’est aussi un matériaux qui s’embellit avec le temps et apporte de nombreux agréments en architecture, notamment par ses couleurs. Bon conducteur de chaleur, il apporte de la convivialité aux logements, en usage intérieur (mur/sol) ou extérieur (paroi/façade/toiture).

Revenons un peu sur son procédé de fabrication :
Pour tous les produits de construction en terre cuite, les procédés de fabrication des tuiles, briques et monomurs sont sensiblement les mêmes : extraction d’argile ou de roches sédimentaires (décomposition de roches anciennes), acheminement par camions vers des usines, où elles sont mélangées (sable, sciure de bois, résidus papetiers), broyées, malaxées, afin d’obtenir une mixture homogène pour la pâte.
Après être stockée dans un lieu humide, l’argile sera façonnée puis séchée. Ensuite, avant d’acqérir ses propriétés, le produit devra passer par une cuisson en trois phases : préchauffage, cuisson (900 à 1200°C) et refroidissement.
Les produits imparfaits et non palettisés peuvent être recyclés pour divers usages (réfection de chemins…). Il n’y a donc aucun déchets de production.

Les fours très performants au gaz utilisés pour cette fabrication représentent plus de 90% de la consommation énergétique totale. On peut estimer que même si le contenu en énergie grise est beaucoup plus élevé que pour le bois, il reste très raisonnable. En effet, d’après des sources publiées par le CTMNC, les Monomurs en terre cuite permettent ainsi d’économiser leur contenu énergétique de production et de cycle de vie en 13,6 mois d’usage !

> Liens :
- Le Centre Technique des Matériaux Naturels de Construction : www.ctmnc.fr.
- Terre cuite des Pyrénées, tuiliers - briquetiers depuis 1772 : www.barthe.fr.
- Le site de l’industrie de la terre cuite : www.batirlaterre.com.
- Le site de la brique monomur pour les constructions bioclimatiques : www.monomur.com.
- Précédent article sur les “Monomurs” publié le 20/05/2008 sur ce blog.

Terre cuite et construction biocliatique - Avenir Investir

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Matériaux. Date: novembre 11, 2008, 11:53 | 1 Comment »