Cet article énonce quelques principes de base à respecter dans le choix des menuiseries, dans le but de réaliser une maison passive. C’est là qu’intervient le rôle d’Avenir Investir et de tout Bureau d’Etude Thermique. Ce n’est pas tant dans le choix des matériaux mais surtout dans leur “dosage” et leur “géo-application” que notre compétence est indispensable pour concevoir ce type de bâtiments. Seule la comparaison des solutions avec un logiciel de simulation thermique dynamique (Avenir Investir utilise TRNSYS) permet de faire des choix les plus judicieux et équilibrés possibles, avant un retour d’expérience suffisant.

> Le choix des menuiseries
Il faut choisir du bois puisque l’alu très gourmand lors de sa fabrication en terme d’énergie (de même que le PVC, qui est toxique et se dégrade et est en passe d’être interdit !). Il est judicieux de choisir du bois à pousse lente qui développe des veines serrées et qui résistera mieux aux intempéries : le pin de Carélie par exemple. Les solutions mixtes bois (intérieur) / aluminium (extérieur) semblent très probantes dans le temps.

> Le vitrage
Ce qui compte le plus au niveau de la performance thermique : c’est le type de vitrage et sa mise en oeuvre. Le mieux est d’intégrer dès que possible les vitres dans l’ossature en supprimant les dormants, pour limiter toute déperdition par infiltration ou pont thermique.
Dans le choix des vitrages deux choses importent le plus :
- L’épaisseur de la lame d’air : plus la lame d’air ou de gaz rare (krypton ou argon) est épaisse, meilleures seront les performances thermiques est moins il y aura de pertes par transmission. Il faut toutefois veiller à ne pas tomber dans la surrenchère. Un bon double vitrage peu émissif avec une lame d’air de 12mm minimum est suffisant plein sud.
- Le facteur solaire selon l’orientation : pour des maisons passives, les triples vitrages sont souvent inutiles en façade sud, puisque plus les vitrages sont efficients, plus ils limitent les déperditions, mais moins ils permettent de bénéficier d’apports solaires gratuits de chauffage en hiver ! Il faut être vigilant quant aux caractéristiques des matériaux à mettre en oeuvre et veiller à ne pas trop filter les UV selon le facteur solaire (0,5). Il faut trouver un juste équilibre entre lumière et chaleur là aussi.
Autre solution très performante mais peu utilisée en France : les doubles fenêtres. Un vide d’air de plusieurs dizaines de cm est laissé entre deux simples vitrages. Néanmoins, cela est cher et n’est pas toujours pertinent ; et dépend de la rigueur du climat (au Nord-Est de la France, cela pourrait se justifier).

> Occultation
Au niveau des économies d’énergie, il faut privilégier les volets battants extérieurs ou persiennes, aux volets roulants avec caissons, pour ne pas provoquer ni pont thermique ni rupture dans l’enveloppe perméable du bâtiment. Le choix du bois est ici aussi meilleur tant au niveau de ses qualités thermiques que du fait qu’il absorbe du carbone lors de sa production au lieu d’en dégager comme le PVC ou le métal.

> Liens
Bieber : ce sont les premières portes et fenêtres sur mesure bois/alu certifiées pour les maisons passives (Uw=0,76W.m²K) par le Passivhaus-Institut de Darmstadt. 97% des essences de bois sont certifiées FSC (label utilisé pour le bois issu de forêts exploitées durablement).
www.bieber-bois.com

Fenêtre mixte bois/alu Avenir Investir

Posted by admin, filed under Bâtiment passif, Matériaux. Date: septembre 28, 2008, 7:36 | No Comments »

Le sarking est un procédé permettant d’isoler en continu par l’extérieur la toiture.

Il se compose de différentes couches successives (de bas en haut) :
- Plafond
- Ecran d’interposition
- Isolation en plusieurs couches (parfois croisées pour plus d’efficacité)
- Contre-lattes
- Un écran souple
- Bois de support de la couverture

La fixation des tuiles et des ardoises d’effectue sur liteaux ou voliges, de manière traditionnelle. Fixer les liteaux est délicat. En effet, la vis doit traverser l’épaisseur de l’isolant jusqu’au chevron. Il est utile d’utiliser des vis en polypropylène pour éviter un maximum les ponts thermiques.
La pose d’un pare air est plus que recommandée.

Comme principaux avantages a ce procédé, on peut énumérer :
- L’esthétisme : possibilité de laisser une charpente apparente,
- L’espace : gain de volume habitable sous les combles,
- La pose : absence d’intervention par l’intérieur,
- Acoustique : une bonne isolation phonique.

… et thermique bien sur !

> Illustration des différentes couches (cliquez sur l’image) :

Procédé d’isolation thermique par l’extérieur en toiture : sarking, Avenir Investir

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Rénovation. Date: septembre 19, 2008, 8:58 | No Comments »

Il y a une précision à faire en matière d’étanchéité à l’air pour concevoir des bâtiments ultra performants voir passifs. Le frein vapeur régule l’humidité et laisse passer l’air, alors que le pare vapeur ou pare air est totalement étanche à l’air. Le concept de mur perspirant illustre bien cette différence, par leur nécessité ou non de mise en oeuvre dans les chantiers performants.

Un matériaux/mur perspirant par sa composition, régule naturellement l’hygrométrie d’un bâtiment. Il est perméable à la vapeur d’eau. Tous les matériaux “traditionnels” et isolants naturels le sont : brique, monomur, thermo pierre, chaux, terre cuite, chanvre, laine de mouton, paille, bois…
Les murs d’une construction écologique évitent tout problème de condensation et d’humidité, puisqu’ils régulent ainsi le niveau d’hygrométrie. Ils restent pourtant parfaitement isolés et étanches à l’air !

A l’inverse, laines minérales, enduit ciment, parpaings ne laissent pas respirer le mur ; d’où la nécessité d’y apposer un pare vapeur pour ne pas qu’il se forme de moisissures et de dégradations. Et cele, même avec l’hypothèse d’une bonne ventilation (VMC double flux), dont les débits d’airs peuvent ne pas être optimaux selon les saisons et les taux humidité extérieurs par rapport à ceux intérieurs.

Ainsi, frein et pare vapeur sont souvent inutiles dans le cas des Maisons à Ossature Bois. En effet les parois d’une MOB servent parfois, par leur composition, de frein vapeur. Par leur perspirance, ils gèrent parfaitement un assèchement intérieur et une régulation hygrométrique optimale. Un frein vapeur sera par contre toujours nécessaires dans les pièces d’eau (cuisine - salle de bain - toilettes) et un pare air en toiture.

Pare Vapeur - Avenir Investir Pare Vapeur - Avenir Investir

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Bâtiment passif. Date: septembre 11, 2008, 8:04 | No Comments »

Cet isolant naturel mérite à mieux être connu. Il apparaît en effet comme la solution technique la mieux adaptée pour la construction des MOB (Maisons à Ossature Bois) et il a par sa composition la meilleure emprunte écologique. C’est la solution la plus utilisée en Allemagne, qui commence à implanter des usines de production en France.

Ouate de Cellulose, Isolant naturel, papier / sel de bore

Sa composition :
La ouate de cellulose est composée à 90% de papier recyclé, et à 10% de sel de bore. C’est ce qui la rend imputréssible, empêche la formation de moisissures (fongicide), traite et protège la ouate des rongeurs, la rend répulsive à tout parasytes et termites, retarde contre la propagation du feu.

Ses propriétés :
- La ouate de cellulose est classée M1 : non inflammable mais pas incombustible.
- Son lambda (conductivité thermique) est équivalent à celui d’un isolant de type laine minéral, plastique alvéolaire, ou autre isolant naturel performant : 0,04. Le lambda du bois est de 0,16 par comparaison.
- En terme d’énergie grise, c’est le meilleur produit isolant possible. En ce qui concerne son recyclage. La ouate de cellulose est réutilisable ! Son avis technique en Allemagne prévoit la déconstruction (et non la démolition) et sa réutilisation dans un autre projet ! Elle ne bouge pas sur 10/20/30 ans !
- C’est un très bon isolant phonique.
- En étant un matériau perméant, il assure une régulation de l’hygrométrie dans un logement. C’est pourquoi, elle ne perd pas ses propriétés thermiques en cas d’humidité puisqu’elle la régule dans les parois, contrairement au laines minérales, qui en conséquence, imposent la présence d’un pare vapeur.

Sa mise en oeuvre :
Il y a deux techniques de mise en oeuvre de la ouate de cellulose : l’insufflation et la projection. La plus classique et la plus simple est l’insuflation. Quelque soit la technique retenue, on en pose 245mm en toiture, 145mm dans les parois. La densité d’application varie, mais à la verticale, pour des caissons de 145mm, on la “tasse” à 55 mètres cubes en général. Ensuite, on installe par dessus le revêtement intérieur (Fermacell, BA13, bardage…).

L’insuflation :
Elle est insuflée dans des caissons préfabriqués avec l’ossature par le charpentier dans le cas d’une MOB. On opère une ouverture pour le tuyan, on insufle jusqu’à ce que la bonne densité soit atteinte. On referme hermétiquement le caisson et le freine vapeur avec un adhésif étanche à l’air.

Insufflation de la Ouate de Cellulose

La projection :
Comme pour un enduit projeté ou du flocage, on pose un humidificateur en sortie de buse. Le liquide est un composé d’eau, et de colle à base de bouillie d’os et de peaux de lapin ! On referme ensuite le caisson avec un freine vapeur après le lissage de la projection.

Ouate de cellulose, localisation de l’isolant : combles, murs, planchers

Liens :
www.eco-construction-urbia.fr : le maître artisan avec lequel Avenir Investir est en relation.
www.adek-ouate.com : le 1er réseau de professionnels français applicateurs de ouate de cellulose.

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Matériaux. Date: septembre 6, 2008, 8:27 | No Comments »