La thèse de ce billet se base sur des éléments plus que tangibles publiés dans le Flash n°2005-138 du 18 avril 2005. Flash est la revue de l’IXIS Corporate&Investment Bank, basée sur de la recherche en économie au sein du groupe Caisse d’Epargne. Son rédacteur est le fameux Patrick ARTUS, dont la crédibilité n’est plus mise en doute.

La période actuelle est comparée dans ses points similaires ou différents au chocs pétroliers des années 1970. 3 éléments rentrent particulièrement en ligne de compte :

> La capacité de production mondiale et ses perspectives : les capacités de production mondiales journalières vont atteindre un niveau plafond, alors que les découvertes de réserves nouvelles sont 16 fois plus faibles que dans les année 60 malgré des moyens beaucoup plus importants et performants mis en oeuvre.

Capacités de production de pétrole

> L’élasticité prix de la demande de pétrole : une hausse de 25% du prix engendre une baisse de la demande de 1%, ce qui est très faible. De plus, on peut craindre une augmentation du prix réelle puisque contrairement à la période 1978-2002, la croissance de la demande de pétrole mondiale est supérieure à la croissance du PIB mondial.

Elasticité de la demande de pétrole mondiale par rapport au PIB mondial

> Le potentiel considérable d’augmentation de la demande énergétique et de pétrole (hausse de la demande mondiale de pétrole estimée à +2,5% par an), tout particulièrement en Chine. Pour les pays émergents, la consommation énergétique croit plus vite que le revenu, l’énergie étant un bien supérieur.

Variation de la consommation de pétrole au niveau mondial

Le mécanisme de calcul est ensuite simple à comprendre. En extrapolant les chiffres d’offre et de demande de pétrole mondiaux, on arrive en 2015 à un niveau de consommation mondial supérieur de 8% au niveau de production maximum estimé (100 millions de barils par jour).

Si nous reprenons l’élasticité de la demande de pétrole à long terme (estimée à -0,04 dans l’article), il faudrait une augmentation du prix du pétrole par 6,9 en prix réel par rapport à son niveau de 2005 (date du Flash) pour réduire de 8% cet excès de demande par rapport à l’offre de pétrole sur le marché ! Compte tenu de l’inflation, le cours serait donc fixé à 380 $ le baril en prix nominal en 2015

Posted by admin, filed under Enjeux environnementaux. Date: juillet 22, 2008, 7:36 | No Comments »

Une petite vidéo bien emblématique :
http://www.metacafe.com/watch/1435079/it_all_comes_back_to_you/ 

Chaque semaine, le prix du baril de pétrole grimpe…
Chaque mois nous observons les conséquences du changement climatiques…
Chaque année la facture énergétique s’alourdit…

Et pourtant, à chaque instant nous pouvons agir !

Que faut-il faire ?
> Changer nos habitudes de comportements ?
> Miser sur des solutions technologiques ?
Nous proposons les deux !

En tant que particuliers, professionnels, personne physique ou morale, contactez-nous pour des conseils sur comment réduire vos consommations d’énergie au jour le jour. Nous sommes des spécialistes de la sensibilisation et connaissons des experts dans ces domaines. Vous pouvez aisément diviser vos factures d’électricité, d’eau, d’énergies fossiles en respectant des règles simples, au jour le jour, en agissant autrement et de manière responsable.

Ce n’est pas aux générations futures de subir les conséquences de notre passivité actuelle…

Posted by admin, filed under Enjeux environnementaux. Date: juillet 20, 2008, 9:31 | No Comments »

Si nous voulons nous diriger et atteindre un niveau de haute performance énergétique au niveau de la rénovation des bâtiments, il sera nécessaire de se diriger vers le traitement des infiltrations et l’usage de VMC double flux. Cette dernière pourra limiter les besoins de chauffage - voir les supprimer dans le cadre de maisons passives -, et permettre de limiter les périodes de surchauffe en été.
Hors, dans le cadre de la réalisation d’une VMC double flux – pour assurer une bonne ventilation (25m3/h/personne en période d’occupation) et un bon niveau de confort – il y a deux postes pour lesquels il faut être particulièrement attentif lors de son installation pour ne pas entamer fortement ses bienfaits :
> Les pertes de rendement dues au réseau de distribution d’air neuf / air extrait.
> Les pertes de rendement dues aux infiltrations et au manque d’étanchéité du bâtiment.

C’est ce deuxième élément qui sera le plus problématique et pour lesquels les bâtiments français ont les plus mauvais résultats, car il est trop souvent négligé.
Une insuffisance de perméabilité de l’enveloppe peut en effet augmenter de 25% le besoin de chauffage lorsque l’on utilise une VMC double flux (seulement 10% pour une VMC simple flux dont le besoin relatif est supérieur). La récupération de chaleur sera en effet très affectée par un manque de perméabilité, et il est de ce fait crucial de garantir une bonne étanchéité à l’air.

De plus, les enjeux autour de maîtrise des flux d’air ne sont pas uniquement le bon fonctionnement de la ventilation et la limitation des gaspillages énergétiques. C’est un enjeu aussi de bonne qualité de l’air (confort, santé), de confort acoustique et thermique, ainsi que de conservation du bâti. Il faudra donc traiter au niveau de l’enveloppe s’intéresser aussi à la question de la perméabilité à l’air des logements.

On estime qu’entre un quart et un tiers de l’air neuf provient des fuites de l’enveloppe des bâtiments L’essentiel des fuites (80%) interviennent au niveau des menuiseries et des équipements électriques (passage des câbles, prises de courant). Le reste des postes peuvent êtres les gaines techniques, les trappes, tuyaux.
Il faudra donc traiter la perméabilité à l’air avec les solutions adéquates : mousse expansive, joints mastics, bouchons amovibles, bandes adhésif, manchettes.

Les principaux points sur lesquels il faudra se montrer attentif en rénovation seront notamment :
> Le colmatage des orifices apparent,
> Le remplacement des joints de pourtour des menuiseries (portes, fenêtres, trappes),
> Le colmatage au niveau des prises et tableaux électriques.

Image :

> Perméabilité à l’air Avenir Investir Perméabilité à l’air Avenir Investir

> Ecarts de pressions et mouvements d’air Ecarts de pressions et mouvements d’air

> Enveloppe étanche à l’air Enveloppe étanche à l’air

> Localisation des fuites Localisation des fuites

Posted by admin, filed under Rénovation. Date: juillet 15, 2008, 8:32 | No Comments »

L’ADEME a organisé le 23/06/08 à la maison de la Chimie une présentation des enjeux de la RT-2005 pour les bâtiments existants. En effet, depuis le 1er avril 2008, le deuxième volet de la RT-2005 par rapport aux bâtiments existants est promulguée : RT “globale”. Son premier volet : la RT “élément par élément” l’avait été le 1er novembre 2007 déjà.

Rappel : la RT-2005 vise à fixer une consommation énergétique de référence à ne pas dépasser et des exigences minimales. Dans sa démarche de performance énergétique et de rénovation, Avenir Investir ne se contente pas d’améliorer l’état du bâtiment par rapport à une norme de référence que représente la RT-2005. Nous souhaitons anticiper l’avenir et la RT-2010 pour atteindre des labels HPE, THPE, BBC. Nous souhaitons aller aussi loin qu’il nous est possible, en accompagnant les maîtres d’ouvrage et en augmentant leur niveau d’exigences.

RT-2005 Avenir Investir

Le champ d’application de cette RT “globale” concerne les bâtiments :
> dont la surface hors oeuvre nette (SHON) est supérieure à 1000 m²,
> dont le coût des travaux de rénovation thermique est supérieur à 25% du coût de la construction (321,75 € HT/m² en résidentiel et 275 en non résidentiel pour l’année 2008),
> dont la construction est postérieure à 1948.

Ce 2ème volet reprend les trois enjeux principaux autour de la RT-2005 :
> Une estimation de la consommation en énergie primaire basé sur un coefficient exprimé en kWh/m². Le Cep initial du projet est comparé par rapport à la référence RT-2005.
> Un niveau de confort d’été défini : Température Interne Conventionnelle : on compare là aussi le Tic du projet avec le Tic de référence.
> Des garde-fous à respecter, des exigences et des caractéristiques thermiques minimales (matériaux et équipements).

A noter la distinction entre le résidentiel et le non résidentiel. Pour le résidentiel, le Cep avant travaux a une valeur informative. Concernant le non résidentiel, il est obligatoire d’améliorer le Cep après travaux par rapport au Cep initial (30% d’économies d’énergie).
Deux conditions donc : une consommation d’énergie primaire inférieure à la consommation de référence et une consommation maximale par rapport au Cep initial (non résidentiel).

Plus d’informations :
- www.rt2005.com
- www.rt2005-chauffage.com
- http://www.logement.gouv.fr/IMG/pdf/rt2005_version09102006.pdf

Posted by admin, filed under Enjeux environnementaux. Date: juillet 7, 2008, 2:22 | 1 Comment »