Vous les avez vues, vous les verrez de nouveau, et de plus en plus. Elles s’échelonnent de A à G et elles vont devenir le régulateur de vitesse, l’indicateur de consommation instantanée des ménages. Elles vont nous indiquer un chemin à suivre, et ce dans de nombreux domaines pour économiser notre pouvoir d’achat et notre planète.

Les voilà ! Les éco-étiquettes font leur apparition dans la grande distribution. Casino est la première enseigne à avoir dégainé en la matière. En cotoyant le prix des produits, elles serviront en grande surface à quantifier l’impacte des biens de consommation sur l’environnement : par leur conception et emballage, leur transport et leur capacité à être recyclé.

Alors qu’elle font leur apparition pour la nourriture, faisons un premier bilan de leurs autres champs d’applications :

> Pour l’électro-ménager - et notamment les réfrigérateurs - elles ont abouties règlementairement - et c’est une très bonne chose - à la radiation des points de vente des équipements trop énergivores. Les industriels, là encore, ont montré leur immense capacité à s’adapter extrêmement facilement sous le coût de la pression législative. Bientôt ne resteront en rayons que les classe A et B (volonté des parlementaires de Bruxelles).

> Pour le marché de l’automobile, accompagnés d’un système de taxation incitative/disuasive, elles sont victimes de leur succès selon Eric Woerth. Le principe de bonus/malus à la vente de voitures neuves selon leur niveau de polution était sensé s’équilibrer budgétairement. L’Etat français estime pourtant un coût annoncé de 200 Millions € pour les finances publiques, tant la force de vente et les acheteurs ont réagis en masse !

> Dans le bâtiment, l’obligation de réaliser les Diagnostics de Performance Energétiques (vente, location) et de quantifier toujours de A à G les émissions de Gaz à Effet de Serre par logement s’est maintenant répandue y compris pour l’ensemble du patrimoine publique (réalisation et affichage obligatoire dans les halls depuis le 2 janvier 2008). Là aussi c’est le branle-bas de combat et l’on s’active pour se mettre en règle. On peut regretter l’imprécision de ces mesures dans la plupart des cas. Néanmoins, elles amènent certains gestionnaires de patrimoine à ne plus évincer la question cruciale de la sur-consommation énergétique. Problème cherche solution > Avenir Investir !

Même si on peut en critiquer l’exactitude dans les bâtiments en ce qui concerne les DPE, elle n’en demeure pas moins un outil de sensibilisation de base, qui a un coût, mais dont la mise en place est nécessaire, quitte à l’ajuster dans le futur.

De plus, si vous avez un mauvais DPE, ne vous arrêtez pas en chemin, n’hésitez pas à contacter Avenir Investir pour y remédier… Nous vous préconiserons des solutions de travaux, leur coût, et leur rentabilité à moyen termes !

Posted by admin, filed under Enjeux environnementaux. Date: juin 21, 2008, 7:20 | No Comments »

Cet article rappele quelques notions de base avant d’opter pour la conception neuve ou la rénovation d’un système de chauffage.

- Utiliser une chaudière à condensation à très haut rendement (jusqu’à 110% !) : la vapeur d’eau dégagée par la combustion de la chaudière à haut rendement vient préchauffer l’eau de retour du circuit de chauffage. Il s’opère alors une condensation.
Le système à condensation fonctionne d’autant mieux que la température du circuit de retour est basse : les radiateurs chaleur douce et les planchers chauffants sont donc vivement conseillés. Il amènent de surcroît plus de confort (émission de chaleur par rayonnement, et mieux répartie), et économies d’énergie renforcée puisque la pompe du circuit peut tourner moins vite, et que l’eau y est moins chauffée.

- La chaudière à basse température est à ce titre particulièrement attrayante, puisque contrairement à une installation traditionnelle dans laquelle la température d’eau de chaudière est de 70/80°C minimum, dans ce type de chaudière, elle peut descendre jusqu’à 30/40°C. La chaudière s’adapte aux températures extérieures et fonctionne à plus haut niveau quand il fait froid dehors. Elle peuvent même s’arrêter totalement quand il n’y a pas de besoin, et supportent les démarrages à froid.

- N’oubliez pas : le rendement d’une chaudière augmente avec son taux de charge. Il ne faut donc jamais surdimentionner une chaudière ! De plus, cela aurait un double effet puisque le dismensionnement se fait déjà lorsque le logement est vide, sans tenir compte des apports solaires, sans tenir compte des apports humains, et en fonction de la moyenne des trois jours les plus froids de l’année.
> Rendement = énergie entrée/énergie sortante utile.
> Energie sortante utile = Energie entrée moins pertes.
> Pertes = imbrulés + déperdition parois + fumées.

Pour trouver plus de détails, vous pouvez aller consulter les fiches solutions sur : www.batirenover.com.

Posted by admin, filed under Rénovation. Date: juin 15, 2008, 5:18 | No Comments »

Le blog Avenir Bâtir a pour but d’informer son public au sujet de techniques innovantes, de matériaux peu utilisés, ou du moins permettant de construire ou rénover durablement en préservant l’impacte des bâtiments sur l’environnement

Il nous paraît donc tout a fait normal de vous suggérer des liens vers des sites internet que nous jugeons particulièrement bien conçus et informatifs sur ces problématiques de conception bio-climatique.

www.maisons-bois.org : pour tout savoir sur la construction en bois, ses aspects écologiques, thermiques, architecturaux, et les différentes techniques utilisées (ossature bois, struture bois ou poteau-poutre, collombage, bois massif empilé)

www.iso-techna.fr : pour tout savoir sur les qualités des isolants naturels, leurs propriétés, leurs prix > chanvre, lin, plume, fibre de bois, laine de mouton…

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Liens. Date: juin 13, 2008, 2:44 | No Comments »

07  juin
Le choix du vitrage

Il faut respecter un ratio surface vitrée / surface habitable entre 16 et 18%. C’est l’optimum repris par la RT-2005, qui est valable pour toute habitation en France (hors Alsace et Lorraine). Au-delà, on augmente légèrement le besoin de chauffage l’hiver par infiltrations, et on dégrade surtout fortement le confort d’été en causant des surchauffes importantes.

Les surfaces vitrées peuvent être considérées comme une véritable chaudière architecturale en hiver si elles sont bien utilisées. Ainsi, le bilan énergétique d’un mètre carré de double vitrage peu émissif avec volets, sur une saison de chauffage, est positif pour toute orientation, hormis les nord !

Pour le confort d’été, il faut se méfier des orientations vitrées à l’ouest qui sont les principales causes de surchauffe. En effet, au sud, l’exposition intervient quand le soleil est au zénith, et donc, l’angle de rayonnement est beaucoup plus incident. Les rayons sont donc plus réfléchis et beaucoup moins absorbés.

Un double vitrage peu émissif ordinaire avec lame d’air et couche d’oxyde métallique renforce l’isolation thermique par 3 ! Quant à un triple vitrage peu émissif avec gaz rare (argon ou krypton), il la renforce par 12 par rapport à un simple vitrage (le coefficient U passe de 5,9 à 0,5 en W/m².K) !

On peut réduire les déperditions par vitrage en différenciant leur utilisation selon les façades, en évitant les menuiseries métalliques (ponts thermiques), en maximisant l’épaisseur de la lame d’air (12mm et pas 6mm), en utilisant des vitrages peu émissifs, en utilisant de bonnes fermetures noctures.

Posted by admin, filed under Rénovation. Date: juin 7, 2008, 4:54 | No Comments »