Lors de son séminaire annuel en janvier dernier l’équipe d’Ai Environnement a visité l’école d’Unverre qui regroupe une école primaire, construction neuve d’un bâtiment simple en remplacement d’une classe en préfabriqué, et une école maternelle fruit d’une opération de réhabilitation.

L’école primaire est un bâtiment de caractère architectural très contemporain, à ossature poteaux-poutres bois, plancher bois et galerie couverte. Les matériaux utilisés en façade et couverture sont des matériaux finis, s’adaptant à une construction en ossature légère.

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La partie réhabilitée concerne une structure de bâtiment ancien. Les menuiseries extérieures à triple vitrage, l’ajout d’un bardage isolant avec 18 cm de laine de roche et la mise en place d’un plafond isolant (30 cm de laine de roche) étanche à l’air participent au confort intérieur et à la réduction des coûts de chauffage.

 

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Les classes de l’école primaire et de l’école maternelle sont orientées au Sud. Les façades sont équipées de brise-soleil et de stores. Au Nord, des espaces tampons, de sanitaires ou de vestiaires sont non-chauffés mais protégés. L’ensemble des menuiseries est en triple vitrage.

L’éclairage s’effectue par une régulation de 3 lignes d’éclairages asservies par des détecteurs de luminosité dans la classe, lesquels peuvent réguler les flux lumineux de manière indépendante.

Pour la partie réhabilitation, pour des raisons économiques, le chauffage par le sol a été abandonné au profit d’un traitement systématique des joints de pied de dalle avec recouvrement par isolant des planchers, légèrement surélevé par rapport au niveau de la cour.

 

 

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Cette visite en présence de la Directrice Générale des Services de la Communauté de Communes du Perche-Gouet permet d’affirmer qu’il est possible de construire et rénover avec une forte performance énergétique même en équipements scolaires.

 Cliquer ici pour télécharger la présentation du projet

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Posted by admin, filed under Actualité d'AI Environnement, Bioclimatique, Enjeux environnementaux, Fluides, L'actualité Avenir Investir, Matériaux, Rénovation. Date: février 8, 2015, 10:54 | No Comments »

Il concernera les bâtiments d’habitation et organismes publics, para-publics et privés à loyers modérés (article R323-1 du code de la construction et de l’habitation).

Il sera distribué par la Caisse des Dépôts et Consignation, conformément à son rôle de financeur du logement social, et à son objectif prioriataire d’ici à 2020 pour favoriser le développement durable dans le bâtiment. Le prêt consenti sera étalé sur une durée de 15 ans avec un taux fixe annuel de 1,9%. Les travaux doivent être initiés au plus tard 6 mois après l’accord de prêt, et être terminés au plus tard 2 ans après cette même date.

Eco prêt logement social, rénovation énergétique, BET, avenir investir

Il concernera en priorité les bâtiments construits de classe F et G des DPE. Même si cet indicateur est imprécis, dans ces extrêmes, il est révélateur de bâtiments énergétivores. 100 000 logements sur 800 000 devront être traités en priorité dans les deux ans. Il sera fait une distinction entre les logements construits avant ou après le 1er janvier 1948.

Pour être éligible, il s’agit de ramener un bâtiment consommant plus de 230kWh/m²/an en énergie primaire à un niveau de consommation de moins de 150kWh/m²/an, modulé par un coefficient d’altitude et de zone climatique. Même si l’objectif à atteindre affiché n’est pas suffisamment ambitieux, le dispositif a le mérite d’être annoncé ! En effet, il serait souhaitable de viser les 80kWhep/m²/an avec la même modulation. Cela correspondrait à l’objectif ambitieux du label BBC Effinergie Rénovation sur lequel Avenir Investir s’investit en rénovation.
Néanmoins, le montant du prêt par logement variera en fonction du gain énergétique. Ainsi, un logement gagnant plus de 270kWh/m²/an pourra contrater un prêt de 16 000€ par logement pour financer les travaux de rénovation (+2 000€ si atteinte d’un label de performance énergétique) ; contre 9 000€ pour un bâtiment ne gagnant que 80kWh/m²/an après travaux (bât. achevé après le 01/01/48).
Gare aux tricheries dans les études…

Travaux d’isolation, rénovation énergétique, BET Avenir Investir

> Communiqué de presse de la CDC : http://www.caissedesdepots.fr/IMG/pdf_CP_eco-pret_26.2.09.pdf.

Posted by admin, filed under Financement, Rénovation. Date: mars 14, 2009, 8:52 | No Comments »

Le sarking est un procédé permettant d’isoler en continu par l’extérieur la toiture.

Il se compose de différentes couches successives (de bas en haut) :
- Plafond
- Ecran d’interposition
- Isolation en plusieurs couches (parfois croisées pour plus d’efficacité)
- Contre-lattes
- Un écran souple
- Bois de support de la couverture

La fixation des tuiles et des ardoises d’effectue sur liteaux ou voliges, de manière traditionnelle. Fixer les liteaux est délicat. En effet, la vis doit traverser l’épaisseur de l’isolant jusqu’au chevron. Il est utile d’utiliser des vis en polypropylène pour éviter un maximum les ponts thermiques.
La pose d’un pare air est plus que recommandée.

Comme principaux avantages a ce procédé, on peut énumérer :
- L’esthétisme : possibilité de laisser une charpente apparente,
- L’espace : gain de volume habitable sous les combles,
- La pose : absence d’intervention par l’intérieur,
- Acoustique : une bonne isolation phonique.

… et thermique bien sur !

> Illustration des différentes couches (cliquez sur l’image) :

Procédé d’isolation thermique par l’extérieur en toiture : sarking, Avenir Investir

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Rénovation. Date: septembre 19, 2008, 8:58 | No Comments »

Le plancher chauffant se présente sous la forme de tubes (en Polyéthylène Réticulé ou Polybutène) dans lesquels circulent de l’eau de circuit de chauffage. Ces tubes reposent sur des plaques isolantes en polystyrène expansé reposant eux-même sur la dalle béton du plancher. On coule par dessus une chappe de recouvrement de béton mince. On estime que son épaisseur totale est au minimum de 10 cm (en réhabilitation et sans carrelage). Sa surface diffuse une chaleur douce jamais supérieure à 28°C, ce qui permet une moindre accumulation de chaleur au plafond.

Plancher chauffant rafraichissant

Il apporte chaleur et confort en hiver. Règlé entre 18 et 23°C, il permet de rafraichir la maison en été ! C’est une solution applicable dans les projets de construction neuve et de rénovation. Il vaut la peine d’envisager cette solution technique pas si complexe à mettre en oeuvre.

C’est un émetteur de chaleur par rayonnement, ce qui permet une sensation de confort accrue par rapport à la convection ou à la conduction. La chaleur se répartit de manière homogène et participe à assainir l’air intérieur. C’est un émetteur de chaleur basse température qui permet des économies de chauffage puisque l’eau n’est pas chauffée à haute température. Il peut être raccordé à tous types de générateurs : pompe à chaleur (PAC : air-eau, sol-eau, eau-eau), chaudière à condensation basse température, panneaux solaires thermiques.

Le plancher chauffant, comme tout émetteur à basse température augmente le rendement et valorise les équipements performants que sont les PAC et chaudières à condensation : plus la température de retour de l’eau du circuit de chauffage est faible, plus les vapeurs de combustion seront à même de la préchauffer (ce qui explique des rendement proches de 110%).

C’est une solution durable puisqu’elle apporte des économies d’énergie conséquentes, un confort et une hygiène de vie accrus, plus d’esthétisme et d’espace dans les pièces !

Plancher chauffant-rafraichissant

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Rénovation. Date: août 22, 2008, 6:46 | No Comments »

Si nous voulons nous diriger et atteindre un niveau de haute performance énergétique au niveau de la rénovation des bâtiments, il sera nécessaire de se diriger vers le traitement des infiltrations et l’usage de VMC double flux. Cette dernière pourra limiter les besoins de chauffage - voir les supprimer dans le cadre de maisons passives -, et permettre de limiter les périodes de surchauffe en été.
Hors, dans le cadre de la réalisation d’une VMC double flux – pour assurer une bonne ventilation (25m3/h/personne en période d’occupation) et un bon niveau de confort – il y a deux postes pour lesquels il faut être particulièrement attentif lors de son installation pour ne pas entamer fortement ses bienfaits :
> Les pertes de rendement dues au réseau de distribution d’air neuf / air extrait.
> Les pertes de rendement dues aux infiltrations et au manque d’étanchéité du bâtiment.

C’est ce deuxième élément qui sera le plus problématique et pour lesquels les bâtiments français ont les plus mauvais résultats, car il est trop souvent négligé.
Une insuffisance de perméabilité de l’enveloppe peut en effet augmenter de 25% le besoin de chauffage lorsque l’on utilise une VMC double flux (seulement 10% pour une VMC simple flux dont le besoin relatif est supérieur). La récupération de chaleur sera en effet très affectée par un manque de perméabilité, et il est de ce fait crucial de garantir une bonne étanchéité à l’air.

De plus, les enjeux autour de maîtrise des flux d’air ne sont pas uniquement le bon fonctionnement de la ventilation et la limitation des gaspillages énergétiques. C’est un enjeu aussi de bonne qualité de l’air (confort, santé), de confort acoustique et thermique, ainsi que de conservation du bâti. Il faudra donc traiter au niveau de l’enveloppe s’intéresser aussi à la question de la perméabilité à l’air des logements.

On estime qu’entre un quart et un tiers de l’air neuf provient des fuites de l’enveloppe des bâtiments L’essentiel des fuites (80%) interviennent au niveau des menuiseries et des équipements électriques (passage des câbles, prises de courant). Le reste des postes peuvent êtres les gaines techniques, les trappes, tuyaux.
Il faudra donc traiter la perméabilité à l’air avec les solutions adéquates : mousse expansive, joints mastics, bouchons amovibles, bandes adhésif, manchettes.

Les principaux points sur lesquels il faudra se montrer attentif en rénovation seront notamment :
> Le colmatage des orifices apparent,
> Le remplacement des joints de pourtour des menuiseries (portes, fenêtres, trappes),
> Le colmatage au niveau des prises et tableaux électriques.

Image :

> Perméabilité à l’air Avenir Investir Perméabilité à l’air Avenir Investir

> Ecarts de pressions et mouvements d’air Ecarts de pressions et mouvements d’air

> Enveloppe étanche à l’air Enveloppe étanche à l’air

> Localisation des fuites Localisation des fuites

Posted by admin, filed under Rénovation. Date: juillet 15, 2008, 8:32 | No Comments »

Cet article rappele quelques notions de base avant d’opter pour la conception neuve ou la rénovation d’un système de chauffage.

- Utiliser une chaudière à condensation à très haut rendement (jusqu’à 110% !) : la vapeur d’eau dégagée par la combustion de la chaudière à haut rendement vient préchauffer l’eau de retour du circuit de chauffage. Il s’opère alors une condensation.
Le système à condensation fonctionne d’autant mieux que la température du circuit de retour est basse : les radiateurs chaleur douce et les planchers chauffants sont donc vivement conseillés. Il amènent de surcroît plus de confort (émission de chaleur par rayonnement, et mieux répartie), et économies d’énergie renforcée puisque la pompe du circuit peut tourner moins vite, et que l’eau y est moins chauffée.

- La chaudière à basse température est à ce titre particulièrement attrayante, puisque contrairement à une installation traditionnelle dans laquelle la température d’eau de chaudière est de 70/80°C minimum, dans ce type de chaudière, elle peut descendre jusqu’à 30/40°C. La chaudière s’adapte aux températures extérieures et fonctionne à plus haut niveau quand il fait froid dehors. Elle peuvent même s’arrêter totalement quand il n’y a pas de besoin, et supportent les démarrages à froid.

- N’oubliez pas : le rendement d’une chaudière augmente avec son taux de charge. Il ne faut donc jamais surdimentionner une chaudière ! De plus, cela aurait un double effet puisque le dismensionnement se fait déjà lorsque le logement est vide, sans tenir compte des apports solaires, sans tenir compte des apports humains, et en fonction de la moyenne des trois jours les plus froids de l’année.
> Rendement = énergie entrée/énergie sortante utile.
> Energie sortante utile = Energie entrée moins pertes.
> Pertes = imbrulés + déperdition parois + fumées.

Pour trouver plus de détails, vous pouvez aller consulter les fiches solutions sur : www.batirenover.com.

Posted by admin, filed under Rénovation. Date: juin 15, 2008, 5:18 | No Comments »

07  juin
Le choix du vitrage

Il faut respecter un ratio surface vitrée / surface habitable entre 16 et 18%. C’est l’optimum repris par la RT-2005, qui est valable pour toute habitation en France (hors Alsace et Lorraine). Au-delà, on augmente légèrement le besoin de chauffage l’hiver par infiltrations, et on dégrade surtout fortement le confort d’été en causant des surchauffes importantes.

Les surfaces vitrées peuvent être considérées comme une véritable chaudière architecturale en hiver si elles sont bien utilisées. Ainsi, le bilan énergétique d’un mètre carré de double vitrage peu émissif avec volets, sur une saison de chauffage, est positif pour toute orientation, hormis les nord !

Pour le confort d’été, il faut se méfier des orientations vitrées à l’ouest qui sont les principales causes de surchauffe. En effet, au sud, l’exposition intervient quand le soleil est au zénith, et donc, l’angle de rayonnement est beaucoup plus incident. Les rayons sont donc plus réfléchis et beaucoup moins absorbés.

Un double vitrage peu émissif ordinaire avec lame d’air et couche d’oxyde métallique renforce l’isolation thermique par 3 ! Quant à un triple vitrage peu émissif avec gaz rare (argon ou krypton), il la renforce par 12 par rapport à un simple vitrage (le coefficient U passe de 5,9 à 0,5 en W/m².K) !

On peut réduire les déperditions par vitrage en différenciant leur utilisation selon les façades, en évitant les menuiseries métalliques (ponts thermiques), en maximisant l’épaisseur de la lame d’air (12mm et pas 6mm), en utilisant des vitrages peu émissifs, en utilisant de bonnes fermetures noctures.

Posted by admin, filed under Rénovation. Date: juin 7, 2008, 4:54 | No Comments »