Plan Bâtiment Durable

Placé sous l’autorité du ministère du Développement durable, le « plan bâtiment Durable» a pour objectif la mise en œuvre de  l’environnement dans tous les secteurs du bâtiment : les bâtiments publics, le logement social, le secteur tertiaire privé et le logement privé. Le 11 juillet dernier avait lieu l’Assemblée Générale du Plan Bâtiment Durable, à laquelle AI Environnement a participé et qui a permis de faire un point d’étape sur les réglementations en cours ou à venir :

Obligations de rénovation dans le tertiaire ou dans le  résidentiel, futurs labels HPE/THPE  de la RT 2012, bâtiments responsables de 2020, guichets uniques de la rénovation énergétique, financements innovants…

Enfin à l’occasion de cette AG, seize organismes se sont engagés pour favoriser le déploiement de la Garantie de Performance Energétique Intrésèque (GPEI), qui se situe au stade de la conception et/ou des travaux, et a pour objet de garantir un niveau maximal de consommations énergétiques du bâtiment sur une durée donnée et en excluant le comportement des occupants.

Plus d’infos : http://www.legrenelle-environnement.fr/leplanbatimentgrenelle

Posted by admin, filed under Bioclimatique, Certifications environnementales, Financement, immobilier durable. Date: juillet 19, 2013, 3:24 | No Comments »

Définition :
Un logement durable est considéré comme un bâtiment au minimum basse consommation (BBC : 50kWhep/m²/an en neuf). Il peut être passif ou à énergie positive. Il est conçu par simulation thermique dynamique, et les outils de calcul statique règlementaire ne viennent que valider sa performance pour le certifier et en aucun cas constituer un outil de conception.
La RT-2005 en effet sur-estime le rôle des systèmes (chauffage, VMC), et sous-estime les apports passifs, internes ou externes. Les consommations réelles ne seront pas les consommations théoriques mesurées par la méthode de calcul TH-CE qui n’est qu’un calcul administratif.

Améliorer les performances énergétiques d’un bâtiment coûte plus cher à la construction (ce que l’on appelle le surinvestissement). Cela vient du fait que l’on fait appel à des techniques constructives et des systèmes parfois moins maîtrisés, à mettre en oeuvre avec plus de soin.
Par contre, le bâtiment BBC durable coûte beaucoup moins cher en entretien, en usage et en factures d’énergie (coût d’usage) !

Et même si le bon sens veut qu’en raisonnant sur le long terme, les bâtiments basse consommations soient beaucoup moins chers et plus confortable, un certain nombre de blocages mentaux et financiers font que le surcoût est souvent mis en avant par rapport au coût d’usage, par les maîtres d’ouvrages. C’est une erreur !

D’où vient le surcoût d’un bâtiment BBC ?
- Amélioration de la performance des vitrages (DV peu émissif ou TV) : entre 100 et 150€,
- Traitement de la perméabilité à l’air et isolation par l’extérieur : entre 100 et 200€,
- VMC double flux : entre 50 et 80€,
- Revêtements de sol sans PVC (sécurité incendis et COV) : entre 10 et 30€,
- Eau Chaude Solaire : entre 30 et 50 €.

La surface de référence considérée ici pour les prix est la surface habitable (SHAB) et nous parlons en coût de construction, VRD compris, en euros hors taxes par mètre carré (€ HT/m² SHAB).
Le surcoût d’un bâtiment labélisé BBC-Effinergie est estimé entre 10 et 20% par rapport à un logement règlementaires (RT-2005) et est pour beaucoup lié au recours aux EnR.

Pourtant, on voit le prix des opérations BBC varier entre 800 et 2300€/m²SHAB ! Le surcoût peut donc être limité voir annulé !

Comment limiter le surcoût ?
- Tandem de maîtrise d’oeuvre archi/BET coopérant bien. Payer la phase conception à sa juste valeur : c’est 1/10è du coût de la construction qui est 1/4 du coût d’usage du bâtiment ! Ce sont aussi les concepteurs qui interviennent sur le chantier pour coordonner les équipes et optimiser les scénarii. Ils font appels à des entreprises générales et artisans souvent prêts à limiter leurs prix pour limiter le surcoût,
- Veiller à ne pas avoir de superflus de chantier,
- Envisager l’industrialisation, la préfabrication en usine et l’assemblage sur le site (filière sèche bois, ou béton),
- Superposer les gaines techniques, approche modulaire,
- Moins de parkings,
- Et enfin ne plus mettre de système de chauffage spécifique (bâtiment passif d’habitation ou de bureau) ! 

Avenir Investir se bat avec des partenaires pour travailler dans une optique durable (équipe et méthodes de travail) ; pour concevoir des bâtiments durables en limitant un maximum le surinvestissement qui pèse sur les arbitrages.

Optimum économique - bâtiment basse consommation - bâtiment passif - surcoût - coût d’usage

Posted by admin, filed under Bâtiment passif, Financement, L'actualité Avenir Investir. Date: novembre 20, 2009, 7:12 | No Comments »

Il concernera les bâtiments d’habitation et organismes publics, para-publics et privés à loyers modérés (article R323-1 du code de la construction et de l’habitation).

Il sera distribué par la Caisse des Dépôts et Consignation, conformément à son rôle de financeur du logement social, et à son objectif prioriataire d’ici à 2020 pour favoriser le développement durable dans le bâtiment. Le prêt consenti sera étalé sur une durée de 15 ans avec un taux fixe annuel de 1,9%. Les travaux doivent être initiés au plus tard 6 mois après l’accord de prêt, et être terminés au plus tard 2 ans après cette même date.

Eco prêt logement social, rénovation énergétique, BET, avenir investir

Il concernera en priorité les bâtiments construits de classe F et G des DPE. Même si cet indicateur est imprécis, dans ces extrêmes, il est révélateur de bâtiments énergétivores. 100 000 logements sur 800 000 devront être traités en priorité dans les deux ans. Il sera fait une distinction entre les logements construits avant ou après le 1er janvier 1948.

Pour être éligible, il s’agit de ramener un bâtiment consommant plus de 230kWh/m²/an en énergie primaire à un niveau de consommation de moins de 150kWh/m²/an, modulé par un coefficient d’altitude et de zone climatique. Même si l’objectif à atteindre affiché n’est pas suffisamment ambitieux, le dispositif a le mérite d’être annoncé ! En effet, il serait souhaitable de viser les 80kWhep/m²/an avec la même modulation. Cela correspondrait à l’objectif ambitieux du label BBC Effinergie Rénovation sur lequel Avenir Investir s’investit en rénovation.
Néanmoins, le montant du prêt par logement variera en fonction du gain énergétique. Ainsi, un logement gagnant plus de 270kWh/m²/an pourra contrater un prêt de 16 000€ par logement pour financer les travaux de rénovation (+2 000€ si atteinte d’un label de performance énergétique) ; contre 9 000€ pour un bâtiment ne gagnant que 80kWh/m²/an après travaux (bât. achevé après le 01/01/48).
Gare aux tricheries dans les études…

Travaux d’isolation, rénovation énergétique, BET Avenir Investir

> Communiqué de presse de la CDC : http://www.caissedesdepots.fr/IMG/pdf_CP_eco-pret_26.2.09.pdf.

Posted by admin, filed under Financement, Rénovation. Date: mars 14, 2009, 8:52 | No Comments »

Rappel : Le PPP (Partenariat Public Privé) est un marché global pour lequel un acteur privé assure la construction, le financement global, l’entretien et la maintenance d’équipements publics (hôpital, groupe scolaire, établissement pénitentiaire, gendarmerie…). La collectivité verse ensuite un loyer annuel sur 30 ou 40 ans pour rembourser l’investissement initial. Cela s’apparente à du crédit-bail que seuls de puissants opérateurs du BTP peuvent réaliser.

Le projet de loi visait à recadrer l’usage des PPP et avait pour objectif la valorisation du patrimoine français, l’implication des partenaires privés, la prise en compte renforcée du développement durable. Il étendait davantage le pouvoir du PPP à la rénovation et non seulement à la construction.
Le Conseil Constitutionnel n’a validé le texte qu’en partie. Il a supprimé la mesure qui aurait permis de recourir librement au PPP dans certain secteurs (totalité des équipement publics). Il a aussi émis une réserve quand à la généralisation des dérogations à propos du bilan financier avantageux pour les communes. 
L’urgence, la complexité du projet ainsi que le bilan financier avantageux du montage en PPP devront être réellement justifiés et motivés, calculs à l’appui par des économistes, et validés par des avocats publicistes compétents. 

L’ensemble de la maîtrise d’oeuvre, l’Ordre des architectes, les PME et les artisans du bâtiments approuvent cette censure partielle. Le risque d’exclusion de ces concepteurs faces aux groupes privés avait été souligné lors de la discussion au Sénat du projet de loi, au même titre que les pertes de prérogatives publiques et les surcoûts potentiels pour la collectivité.

Avenir Investir travaille sur des montages en PPP fondés sur les économies d’énergie générées. Il s’entoure pour cela d’un groupe puissant du bâtiment (Groupe Levaux), par le biais de 2 de ses filiales (Solefim et Pragma), en travaillant aux côtés d’économistes et d’avocats publicistes. N’hésitez pas à nous contacter pour tous projets et renseignements au sujet des PPP.

Posted by admin, filed under Financement. Date: août 7, 2008, 12:47 | No Comments »

Le marché de la construction de logements neufs s’oriente à marche forcée vers la très haute performance énergétique dans le sillage du Grenelle de l’environnement. Dès 2010, la construction neuve devra respecter la norme de BBC (Bâtiment Basse Consommation) établie à 50 kWh/m2/an. En 2020, elle devra être à énergie positive.

Le problème est tout autre en ce qui concerne le parc des bâtiments anciens. Il est primordial d’agir sur cet immense parc de 30 millions de logements construit le plus souvent avant tout règlementation et qui surconsomme de l’énergie. Hors aucune assistance financière et juridique suffisante n’est pour l’instant mise en œuvre pour que les acteurs concernés puissent agir efficacement et réduire de manière conséquente les dépenses énergétiques. Le texte du projet de loi du Grenelle 1 donne un sentiment de partiellement inachevé tant il élude le problème du financement des rénovations énergétique du bâti existant (on parle dorénavant de Grenelle 2 et de Grenelle 3). Le sujet reste très controversé, et loin de faire l’unanimité dans les rangs des représentants des différents collèges. Le projet de loi actuel du Grenelle se contente de mesures d’annonce et de reporter toute mesure concrète, chiffrée à un Grenelle 2.  On annonce dans l’existant pour les bâtiments collectifs : - Pour les bâtiments publics > un appel au Partenariat Public Privé… - Pour les HLM > des taux privilégiés (ce qui est déjà le cas avec la CDC) et des subventions pouvant atteindre 20% du montant des travaux… - Pour le parc privé > locataires et propriétaires se partageront le montant des investissements…Pour les logements et pavillons individuels, tout sera axé sur un crédit d’impôt élargi pour les travaux de performance énergétique. Avenir Investir estime qu’il est crucial de développer d’un label « Bâtiment Basse Consommation Rénovation » pour l’existant comme sur le modèle du neuf. Avenir Investir juge nécessaire que l’Etat montre l’exemple. Il juge aussi nécessaire d’implique et de responsabiliser plus les acteurs privés (notamment les investisseurs). On ne peut faire peser sur les deniers de la seule collectivité publique le financement des rénovations énergétiques. Il y a des opportunités à saisir, notamment par le biais du Tiers Investissement. Et s’il est évident que la sphère privée devra formaliser une solution, il est souhaitable que la loi ne soit pas trop contraignante, mais plus incitative. 

Avenir Investir travail dans cette voie pour créer une solution de financement innovante ou tous les acteurs seront bénéficiaires aux meilleurs conditions.

Posted by admin, filed under Financement. Date: mai 21, 2008, 12:22 | No Comments »