Rennes Métropole a fait le choix d’inscrire sa politique de l’habitat dans une démarche volontariste. En 2005, son Plan Local de l’Habitat (PLH) visait à anticiper les enjeux de la RT 2012. En 2016, il vise désormais à anticiper la RT 2020 en prenant le pas de la construction passive.
Ainsi, une partie des marchés publics sera conditionnée à l’obtention du label Bâtiment Passif : « pour préparer les acteurs aux futures Réglementations Thermiques (RT) […], chaque nouvelle opération d’aménagement contractualisée avec Rennes Métropole développera un îlot en label Passivhaus ».

Le nouveau PLH de Rennes Métropole précise :
« Le cap de la RT 2012 étant franchi, Rennes Métropole souhaite améliorer l’approche environnementale de la production pour anticiper les futures évolutions (RT 2020). Trois nouveaux objectifs tendant à améliorer cette approche sont fixés dans ce plan d’action :
- La généralisation de la méthode en coût global ;
- Le soutien à des innovations méthodologiques ou techniques ;
- L’apprentissage du bâtiment passif ;
Ces trois objectifs pourront être intégrés dans le cadre d’une nouvelle certification adaptée au contexte territorial.»

Pour reprendre la Maison Passive, « Il ne s’agit plus seulement de s’inspirer de la démarche passive, mais bel et bien de la garantir à travers un label. Et ainsi de s’assurer une politique de l’habitat à la pointe de l’excellence énergétique ! »

Plus d’informations sur le site de la Maison Passive et celui de Rennes Métropole.

 PLU passif pour Rennes Métropole

Projet de l’ilot Octroi © Modélisation Ville de Rennes

Posted by admin, filed under Bâtiment passif, Certifications environnementales, RBR 2020, urbanisme durable, éco-quartiers. Date: mai 20, 2016, 10:03 | No Comments »

On parle beaucoup du référentiel HQE construction qui concerne à ce jour la moitié des opérations immobilières en Île de France.

Pourtant, derrière cette “appelation” se cache tout et n’importe quoi. Toute la pertinence d’un bâtiment HQE se base sur la définition d’un profil environnemental adapté au site de l’implantation du bâtiment, d’après une analyse de site bien menée.
Hors des critiques justifiées portent sur le fait que l’on pouvait bricoler des profils HQE simplifiés sans changer le confort ni la performance énergétique du bâtiment.

C’est face à ces limites observées que le HQE a du se réformer pour pouvoir garder une longueur d’avance (performance thermique minimale supérieure à la RT…). C’est dans cette mouvance que plusieurs nouveaux référentiels sont apparus : le HQE exploitation l’année dernière et HQE aménagement à présent.

Présenté le 30 mars 2010 lors d’un colloque, le HQE aménagement propose une méthode d’aménagement durable pour la création d’éco-quartiers. Organisé autour de 17 thèmes, l’approche permettra aux aménageurs de mettre l’accent sur différents points dans une approche globale qui se veut cohérente.

HQE aménagement s’insère entre les démarches de refondation de Plans Locaux d’Urbanise, de Haute Qualité Environnementale et d’Agenda 21. Il ne suffit pas de concentrer des bâtiments HQE pour créer un urbanisme durable. D’ailleurs, les opérations d’aménagement (ZAC et lotissements) ont malheureusement beaucoup diminué face au mitage de la construction individuelle ces dernières années.
Les 17 thèmes du HQE aménagement permettent de faire des choix d’intégration en cohérence par rapport au quartier et à ses habitants, en développant une approche globale d’urbanisme durable : éco-mobilité, densification, mixité d’usages, évolutivité, dynamiques économiques et sociales, patrimoine, énergie, biodiversité…

HQE aménagement, 17 thèmes, aménagement durable, éco-quartiers

 Dernier point de l’évolution du HQE : l’association saura-t-elle imposer des exigences chiffrées afin de se rapprocher des certification BREEAM (UK) et LEED (USA) afin de noter les projets en fonction de leur performance globale ?

 

Posted by admin, filed under Enjeux environnementaux, HQE exploitation, urbanisme durable, éco-quartiers. Date: mai 13, 2010, 1:28 | No Comments »